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Dimanche, 22 Janvier 2012 00:00

Marc 1, 14-20

Saint Marc rapporte peu de discours, et seulement quatre ou cinq paraboles, mais il multiplie les récits. Cela donne au plus court des quatre évangiles un rythme un peu haletant.

Ces récits sont des petites scènes en général brèves, concrètes, animées, qui s’enchaînent de façon très sémitique avec la répétition du « Et » : « et il vit deux frères… et il leur dit…. et aussitôt ils le suivirent… et un peu plus loin deux autres… et aussitôt il leur dit… et il était à Capharnaüm… et il enseignait dans la synagogue, etc. » Le Règne de Dieu est proche, il n’y a pas de temps à perdre ! Jésus vit sa mission dans une sorte d’urgence : « le temps est accompli » – et cela met le lecteur devant l’urgence de la conversion.

Dans son petit livre, Marc utilise quarante fois ce mot : aussitôt. On le rencontre beaucoup dans les premiers chapitres, qui dessinent par petites touches le visage de celui qui est annoncé dès la première ligne comme « Jésus le Christ le Fils de Dieu ». On le retrouve dans les paraboles de la semence et dans les récits de miracle. Il traduit l’impatience d’une humanité en souffrance, mais aussi l’empressement du Sauveur à la secourir.

La rencontre du Maître et des quatre premiers disciples est très directe, d’un côté comme de l’autre. Simon et André répondent aussitôt à l’appel de Jésus. Inversement, voyant Jacques et Jean, Jésus aussitôt les appelle. Au fond, le temps de l’Évangile, c’est maintenant. Le présent immédiat. Si tu vis dans le passé ou dans le futur, tu ne rencontres jamais personne. Surtout pas Dieu ! Certes, en bon apôtre, tu ne dis pas non. Mais tu dis : plus tard… au risque de laisser se perdre dans les sables un élan merveilleux, un engagement courageux, un grand amour, une belle vocation. Allons ! Une joie t’attend. Ne la fais pas attendre !